Samedi 12 janvier 2008
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(Où l'on finit bien par repartir...)
Après le resto bar de la veille, JB et moi émîmes le souhait de repartir sur des bases plus sereines le dimanche. Ainsi nous tentâmes de devenir membre de la secte du lotus noir, ce qui
nous fut refusé, vu notre manque de rigueur capillaire.
Oubliant ce petit incident, nous allâmes gambader dans les collines environnantes.
Nous retrouvâmes ainsi un temple plus feuillu, avant que la nuit ne nous surprenne.
La faim nous ramena vers la ville et ses tsukete-mono, sortes de mets étranges à base de légumes macérés. Nous goûtâmes une à une ces spécialités de Kyoto et témoignâmes de notre
satisfaction, sans néanmoins bourse délier dans un quelconque achat.
Repartant dans les ruelles, nous craignîmes soudain d'être à nouveau victimes d'une interview intempestive, ceci malgré les précautions que nous avions prises pour éloigner les
paparazzis.
Mais il s'agissait simplement du tournage d'un film avec des geishas.
Nous vîmes ainsi de véritables fausses geishas, ou peut être était-ce de vraies geishas feignant d'être de simples actrices. Il reste encore dans cette
ville, quelques demoiselles pratiquant ce métier. Elles sortent très rarement dans la ville et courent alors autant qu'elles peuvent pour échapper aux appareils photo des
touristes.
Nous arrivâmes au but de notre périple, à savoir les lanternes célestes. En réordonnant correctement les traits des différents caractères, on peut tracer la carte menant au trésor ancestral du
shogun Yoshiharu Ashikaga. Trésor qui ne fut pas découvert ce soir là et reste encore, à l'heure actuelle, enfoui on ne sait trop où.
Un piranha sauta d'un fossé voisin pour nous attaquer. Nous le neutralisâmes après de longues minutes d'effort et finîmes par le faire
griller.
Cette âpre lutte finie, le temps fut venu de poser triomphalement auprès de notre trophée, arborant des mines farouches en guise d'avertissement à
tous les piranhas de la terre.
Puis à nouveau, la municipalité de Kyoto tenta de nous épater par quelques light-up grandiloquents. Je repris ensuite le bus qui devait me
faire arriver à Tokyo aux aurores, non sans avoir une dernière fois prodigué mes recomandations de prudence à JB et conseillé l'achat éventuel d'un hameçon.
Par joseph pairraud
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Dimanche 30 décembre 2007
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10:05
(Où les images s'aggrandissent...)
Je pris le bus de nuit le vendredi soir à 23h30 et débarquai à Kyoto à 6h00 le lendemain.
Il n'était guère question de m'apesantir sur la qualité de mon sommeil, car le programme était chargé. Un collègue centralien que l'on appellera simplement JBD, par égard pour sa famille
et ceux qui le connaissent, et qui sévissait sur ces terres depuis pas loin d'un an, m'avait préparé un programme du matin, avec carte à l'appui.
L'activité de ce dernier était en elle même à peine moins suspecte que celle du Hongkongais BG, précédemment cité. Il validait une sorte de master en informatique au moyen
une recherche (wikipédiesque selon ses dires...) sur la reconnaissance des émotions humaines par intelligence artificielle. L'idée étant d'analyser finement les modulations du
visage et de les interpréter correctement.
Que l'on se rassure néanmoins sur la portée potentielle d'une telle recherche, en terme de manipulation politique ou publicitaire. Les diverses activités parrallèles que mène
notre ami dans son laboratoire ; apprentissage de kanji, lectures diverses, téléchargements en tout genre... éloignent l'avènement de Big Brother de manière bien plus efficace que
toutes les associations de droits de l'homme et les comité d'éthique du monde entier réunis.
J'invite en passant le
lecteur à consulter son blog http://jbjapon.blogspot.com/ pour se convaincre de la noblesse
de ses desseins.
Bref, en débarquant à 6h00 à Kyoto, j'avais déjà un petit parcours qui m'attendait et connaissait parfaitement la localisation d'un vélo à selle haute, contenant un sac en plastique bleu
et que je pouvais utiliser au besoin.
Le parcours me faisait remonter l'est de Kyoto jusqu'au sentier de la philospophie. Il me prit quelques 6 heures, durant lesquels je visitais un bon nombre de temples
et de jardins zens. Ayant tardé à mettre le blog à jour, je ne me rappelle plus bien a quoi correspond telle photo.
Pour
faire bonne figure, je citerai ici quelques lieux parmis lesquels je suis passé, mais il n'y a pas forcément de lien avec ce que vous voyez...sanctuaire Yasaka, parc Maruyama, Nanzen-ji,
Eikan-do.
Le temple des souris.
Après cette longue errance dans Kyoto, je mangeai quelques ramen, buvai une bière, retrouvai le fameux vélo à la selle haute, localisé dans le
campus universtaire à Imadegawa-dori et rejoignai JBD à Shijo dori pour 16 heures. Nous retrouvâmes ensuite une partie de la communauté Brézilo-Panaméo-Argentino-Franco-estudiantine de
Kyoto, à savoir une petite bande fort sympathique avec laquelle nous allâmes voir les lights-up à Arashiyama.
Bamboos in the night
Garden in the night
Et après, on est monté sur une colline. Dans un temple, ils faisaient le light-up des lights-up. Du coup, j'ai un peu scotché niveau photo, dans
la série qui vient, il y a seulement deux batîments différents, mais l'éclairage change, c'est énorme.
JB et sa bande
Par joseph pairraud
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Mardi 11 décembre 2007
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13:32
(Où l'on monte dans un bateau pour descendre à trés bon port...)
A chaque fin d'année, vient le temps où mes nouveaux collègues tentent de rendre plus chaleureux les liens qui les unissent. Ils
procèdent ainsi au moyen d'une soirée nommée "Year End Party". C'est ainsi qu'un jeudi soir de décembre, après une rude journée à peine écourtée, nous montâmes sur un grand bateau qui se ballada
le long de la baie de Tokyo.
A l'intérieur du navire, (outre un groupe de jazz qui eût pu donner le change sans le chanteur au micro si mal réglé), se trouvait une succession d'étages dans lesquels on pouvait se
procurer en abondance des vivres, de l'alcool, du vin ainsi que quelques nectars issus des cépages français.
Un étalage aussi généreux de victuailles nécessitait de bonnes qualités de rigueur et de méthode afin de ne pas passer à côté des éléments essentiels. Sans fausse
modestie, j'assure avoir oeuvré de bon coeur pour être digne de la situation. Lorsqu'après quelques discussions deci delà, la croisière fut sur le point de finir sans avoir même eu
l'air de commencer, je repassais devant une des tables qui m'avait le plus ému. La vue des derniers verres, condamnés, par l'indifférence de quelques insipides collègues, à finir au
fond d'un évier, me révolta tout simplement.
Ecartant les doigts, je saisis quatre de ces malheureux et rejoignis mes compagnons pour leur proposer un sauvetage en règle. Ceux-ci refusèrent prétextant qu'ils avaient eu leur
compte, ou autres sornettes... Je gardais donc mon trésor. Si l'un deux profita de ma distraction pour aller s'échoir sur le pont, je pus savourer le reste en discutant avec
nombres personnes, dont le trader duquel j'explique, tous les jours, le résultat. Dans sa grande sagesse, il proposa de reprendre cette discussion plus tard et j'enchainais avec
d'autres des considérations philosophiques qu'il serait bien fastidieux de rapporter ici.
Ainsi nous débarquâmes et prîmes le taxi vers quelque bar cosy de Tokyo Midtown. Là, après maintes excursions dans les ascenseurs et les milles recoins de l'immeuble, je
réussis, par quelque habile subterfuge, à subtiliser une bouteille de vodka. Laquelle je cachai discrètement dans quelque rabicoin d'une ruelle avant d'annoncer fièrement la prise à mon
chef (qui me forma pendant tout mon séjour au Japon). Il se montra satisfait et partagea poliment ma déception lorsque, quelques minutes plus tard, je l'informais de l'égarement de ce
précieux butin. Egarement qui mériterait certainement quelque éclaircissement.
La soirée continua néanmoins sous de bons auspices. Lors d'une danse, je rencontrai une japonaise avec qui je me réveillai le lendemain matin, avant de courir à mon
bureau. Je garde bon espoir de la revoir demain.
Le vendredi fut difficile, et je crus entendre quelques remarques sarcastiques au sujet de ma triste mine. Un lointain collègue créa une diversion en arrivant tard dans l'après
midi, précédé d'un mail d'excuse au sujet de son attitude la veille.
Le soir, je montai dans le bus de nuit, qui m'emmena à Kyoto.
Par joseph pairraud
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Mercredi 28 novembre 2007
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13:48
(Où l'on tribule pour ne pas buller...)
Le deuxième we, je décidai d'aller respirer un peu d'air pur en visitant quelque village champêtre.
Le samedi fut consacré à Kamakura, petite ville au bord de l'océan Pacifique. Jadis capitale du japon sous l'impulsion du puissant Shôgun Minamoto no Yoritomo, elle étale désormais sa
gloire d'antan en une série d'innombrables temples, jardinés de la plus belle manière.
Nous cheintons le premier temple Engaku-ji que l'on voit en sortant de la station de Kita-Kamkura (derrière le deuxième pin, à gauche), car trop plein de touristes et de parties
inacessibles.
Commençons par le temple Tokei-ji où temple des femmes divorcées. Les femmes voulant quitter leur mari se réfugiaient ici un ou deux ans en attendant que la séparation soit
légalement reconnue (de leur côté les maris n'avaient qu'à répudier leur femme sans plus de formalité...).
Boudha méditant à l'ombre des grands arbres.
Une tombe japonaise.
Je pris ensuite un petit chemin montant vers les collines, grimpais quelques heures avant d'apercevoir la mer au loin. Le but de l'excursion étant le daibutsu.
Et oui, daibustu veux dire grand Boudha.
Bien évidemment, personne ne perd espoir qu'il décroise les genoux un jour pour se lever et aller répandre la bonne nouvelle. Voilà pourquoi une paire de tongue est mise à sa
disposition juste à côté.
Certains peuvent douter un peu de toutes ces belles paroles, cette histoire de détachement et de compassion avec l'humanité. Si vous voulez vraiment savoir ce que le Boudha avait
dans le ventre, et bien c'est 20 yens, moi vu la queue j'ai préféré garder le mystère.
Sur ce jeux de mot funeste, passons au temple Hase-dera, au bord de la mer.
Manifestement complexés par l'imposante taille du daibutsu voisin, les moines de ce monastère semblent avoir répondu par une surenchère de statuettes.
Arrivé sur les hauteurs du temple, on peut apprécier la vue sur la côte.
Toujours dans le même temple..
Ensuite, je marchais le long de la côte et m'émerveillais de la taille des corbeaux (joie simple d'un voyageur solitaire, mais c'est vrai qu'ils sont gros).
A un moment, c'est carrément l'attaque en règle, corbeaux plus rapaces bizarres volant dans tous les sens à trois mètres du sol.
Déambulant dans les ruelles, je croise un tailleur de pins...
... pouvant être fier de son travail.
Puis le soir arrive, je visite encore un parc et quelques temples en rejoignant la station.
Encore cet oiseau bizarre qui attrappe en vol les morceaux de pain que les passants lui jettent.
Voilà pour le samedi, le lendemain je partais à Hakone, petite ville de montagne réputée pour ses Onsen (sources chaudes) . J'avais mal calculé mon coup et passai ma journée en
train express, train montagnard, funiculaire, téléphérique, bateau et bus, avant de rentrer à Tokyo. Pas de Onsen donc, mais quelques photos du Fuji san et de paysages.
Par joseph pairraud
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3
Mardi 27 novembre 2007
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14:46
(Où l'on tombe dans une embuscade...)
Trois jours après avoir posé ma valise au douillet Sommerset hotel, je pus profiter de mon premier week-end. Une rapide
recherche google ; "visiter Tokyo", m'avait renseigné sur la nécessité d'aller voir le temple boudhiste Senjoji près de la station Asakusa. Je débarquais dans les environs aux alentours de
midi.
A la base, tout partait sur des bases saines.
Dans un élan de solidarité envers mes compatriotes artistes, je jetais un oeil, sur la "flamme" de Philippe Stark, que
certains esprits mal intentionnés auraient surnommée la "crotte".
Puis je revins vers le sujet de mon excursion, en passant devant un petit sanctuaire dédié aux tanukis, bêtes existants réellement et dotés dans
l'imaginaire japonais de toutes sortes de pouvoirs, dont d'imposantes testicules (qui leur recouvre la tête sur la photo).
Pour les amateurs(rices) http://missgally.com/blog/index.php?2005/02/03/11-tanuki.
Une curieuse charette à bras attira ensuite mon attention, "Quelle idée de monter là dessus ?" me dis-je, avant de la
photographier trés discrètement.
Enfin le temple en lui même, rien qui n'appelât pas la paix de l'esprit.
La faim me prit en sortant du temple.
Appréhendant les difficultés de communication dûes à mon ignorance du japonais, j'hésitais longtemps avant de me laisser inviter à l'intérieur d'un tout petit restaurant.
Miwa, la tenancière me servit et commença à discuter, aidé d'un puissant traducteur électronique. Puis mon voisin de table Mitsuki se joignit à la conversation, encourageant sa
femme Chiraru à faire de même. Il me raconta son séjour dans les pays basques espagnols, d'où il avait rayonné un peu en France et eut ainsi l'occasion de déguster un cassoulet, beaucoup trop
riche, selon lui, pour la période estivale. La bière fit place au saké, un autre couple, Sheiho et Yuki, se joignit à nous.
C'est ainsi que bon an mal an, je fus embarqué à mon tour dans une expédition en charrette à bras, en compagnie de Yuki.
Je ne compris pas grand chose de la discussion au cours de cette petite ballade, car Yuki parlait trés peu l'anglais (et l'alcool ne nous aidait pas). Il devait se trouver une photo
de Takeshi Kitano sur un lampadaire d'une des rues que nous avons visité, ainsi qu'un hyppodrome pas très loin de cette girouette de néon...
De retour au restaurant, Mitsuki dormait à poings fermés, la tête sur la table, j'entamais un karaoke avec Yuki et Sheiho où j'appris qu'il existait une version de "My way" en
japonais. Chacun fit ce qu'il put pour pousser la chansonette au mieux mais Sheiho nous abandonna bientôt pour les bras de Morphée. On décida alors de se séparer. Je passais une
dernière fois devant le temple et arrivais chez moi vers 8 heures.
Pour être honnête, je n'aurais vu aucune objection à aller me coucher tant il est vrai que le saké fait parfois approcher le soir bien vite. Seule la crainte d'être attaqué par
une araignée géante me maintint debout...
...et me fit faire un rapide tour vers Shibuya.
Voilà pour le samedi, le dimanche au musée de Tokyo fut plus serein avec, hélas, moins de photos.
Et demain, petit tour à Kamakura et Hakone.
Par joseph pairraud
-
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Lundi 26 novembre 2007
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13:45
(Où l'on débarque...)
Cela fait 12 jours que je suis arrivé dans la capitale nippone.
Le 14 Novembre, j'aterrissais au Narita airport à 21h30 et filait directement vers mon hôtel pour franchir le seuil de ma chambre un peu avant une heure du matin. Entre temps
j'avais fait l'expérience de l'incroyable étendue de cette ville, qui n'a pas de centre à proprement parler, et où les trajets en train peuvent s'avérer incroyablement longs.
Je pris un taxi vers 23h40, lassé de cette découverte du métro avec une valise dans chaque bras. Comme le Sommerset hotel est inconnu de tous, il me fallait indiquer le très renommé
et proche ANA hotel. Une fois arrivé là, j'eus l'espoir de faire comprendre au conducteur l'endroit exact où je souhaitais dormir en lui montrant l'adresse et en retranscrivant dans une espèce
de sabyre anglojaponisant le souvenirs des explications d'un collègue. Cela me fit gagner un tours de quartier pour rien. Le conducteur appela l'hôtel, qui ne répondit guère,
avant de me laisser à l'ANA. Là, les réceptionistes appelèrent un autre taxi après avoir eux même regardé sur un plan où était le Sommerset (ce qui est cool de leur part). Ainsi je pus faire les
300 ridicules petits mètres qui me séparaient de mon gîte. La vue d'un réceptioniste me mit en joie, car après ce coup de fil manqué, j'avais craint un instant une fermeture inopinée.
Le lendemain, je demandais à ce même receptioniste de m'indiquer l'ARK Mori building où je travaillais, il me conseilla de prendre à gauche en sortant de l'hotel et de suivre la
rue. Cela ne me rapprocha guère à la vérité. Je demandais mon chemin à quelques personnes ; une fille me dit un chemin qui, à la réflexion, ne devait pas être complètement
faux, quelqu'un la contredit juste derrière, une autre fille me répondit intégralement en japonais, quelqu'uns me snobbèrent, un autre encore me conseilla d'aller à
l'autre bout de la ville... Enfin un "gaijin" m'expliqua quelque chose de plus simple, en gros si j'avais pris à droite en sortant de l'hôtel, j'y étais en 5 minutes.
Une fois à l'ARK, ma banque n'était ni au 12ème étage comme l'indiquait le site internet, ni au 24ème comme le croyait la réceptioniste du 12ème, mais bien au 15ème, ce que
j'appris en téléphonant du 24ème à mon boss.
A partir de là, mon existence au japon fut moins ubuesque et je pus me consacrer à la découverte de ce beau pays.
Bon, là c'est jute une photo prise de mon hôtel. C'est pas génial en
soit mais c'est assez instructif. On voit la triple épaisseur de route et un grand batiment blanc qui n'est autre que l'ARK Mori Bldg, comme quoi il était pas loin.
Promis demain j'envoie du gros avec les photos de mes week-ends.
Par joseph pairraud
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