Vendredi 4 avril 2008
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16:00
(Où l'on traverse de bien étranges contrées....)
Comme je l'avais annoncé dans le précédent article (écrit il y a si longtemps déjà mais qui puis-je si le temps de ce côté ci
de l'asie s'écoule si rapidement et si ce qui semble n'être qu'un instant, une parenthèse, s'avère en réalité incroyablement long...), je ne me reposais guère sur mes lauriers après cette
petite traversée de l'île.
Le Mac Lehose trail, du nom d'un très dévoué gouverneur Hong-Kong, débute à l'est des nouveaux territoires et se propose des les traverser de part en part. Chaque année, une course
est organisée où des milliers de fanfarons s'empressent, d'un pas preste ou d'une ample foulée, de parcourir ces 70 kms de terre battue et de marche ancestrales afin d'arriver le
premier, ou dans les premiers, ou en un temps raisonnablement bon, ou avec un nombre raisonnable d'ampoules, ou pour le bon plaisir.
Plus modeste quand à moi, je parcourais la première étape plus un bout de la deuxième pour trouver une route. Là un taxi vert, familier de ces montagnes me ramena vers des lieux plus
civilisés.
Je signale ici un article écrit par BG, guerrier philosophe de renom, sur ce sujet, à voir dans
http://savourelejaune.over-blog.com/et intitulé "Les réservoirs".
Nous avons fait la même ballade à quelques mois d'intervalles, ce que j'ignorais en la faisant moi même. D'une manière générale, j'invite le lecteur à aller sur ce blog pour y lire quelques
informations et anecdotes sensées sur Hong-Kong et la Chine. Le temps presse car notre ami BG sera bientôt contaminé par le Japon, égaré par la vision de toutes ces jupes si
courtes...
Mais trêves de palabres, place aux images.
Le
dernier vestige de civilisation avant leTrail est Sai Kung.
Petite bourgade peuplée de pêcheurs, de touristes et de pêcheurs de touristes. J'y achetais quelques sèches séchées que je dégustais d'une machoire nonchalantes, puis, après quelques étirements je
reprenais la route.
Ayant encore, comme à ma funeste habitude, raté la bonne sortie du bus et peiné à
retrouver le début du trail, je m'empressais de prendre en photo un plan, pour éviter d'autres errances.
Puis je laissais le paysage se dérouler devant mes yeux, avec
successivement...
la pureté abyssale de ce grand lac d'eau douce....
un taureau.....
la pureté toujours aussi abyssale de ce grand lac d'eau douce...
des vaches au regard pur et abyssal....
une étendue d'eau pure comme du lait de vache...(pasteurisé)
Un gigantesque syphon !!!!! Jamais de ma vie je n'avais contemplé un tel ouvrage.
Pour ceux qui n'ont pas bien regardé le plan au début, la ballade fait le tour du plus grand réservoir d'eau douce de Hong-Kong. Il va de soit que l'excellent peuple sino-britannique qui habite
ces contrées n'aurait conçu une baignoire géante sans penser à quelque système d'évacuation.
Au loin , nous apercevons l'océan pacifique, se riant bien de toutes ces inventions.
Puis fut venu le temps de jeter l'ancre...
Je m'excuse pour cette dernière galéjade, j'imagine que chaque promeneurs doit faire la même quand
il passe devant et je n'en tire aucune gloriole. Apparemment il s'agit d'un monument dédié aux ouvriers mort pendant les travaux (dixit le guide et le blog sus-nommé).
Ils ont jeté un milliers de ces "ancres" au pieds de la digue que nous apercevons en bas. Cette forme est, parait-il, spécialement conçue pour combattre l'effet érosif des vagues, d'après la
pancarte située à gauche du monument (avec des pancartes comme ça, le Pacifique peut continuer de se marrer).
Puis nous prenons un peu de hauteur, passons un col et arrivons sur la plage, une vue
renversante.
Tania, qui marchait avec moi me dit que cette plage faisait
penser au film "La Plage". Moi qui n'avais pas vu le film, je répondais que cette plage me faisait juste penser à ue plage. Il arrive toujours un moment dans la randonnée où les
dialogues perdent un peu de leur pertinence et ou chacun fait son cinéma sans bruit.
Là c'est la fin de la première étape. On est nulle part, juste entre la montagne et la
mer. Quelques adolescents avaient planté une tente dans les herbes, ils devaient passer le we là je pense. Ajoutés à quelques autres badauds, on n'était à peine 10. Après un petit
bain de pied, nous dûmes songer à reprendre la marche, pour rejoindre nos pénates.
Marche après marche, nous nous élevons au dessus de ce petit coin de paradis.
Et enfin les dernières photos du coucher de soleil sur les montages, avec réapparition lointaine de l'océan.
Par joseph pairraud
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