Partager l'article ! My Life in Hong-Kong: (Où l'on finit bien par revenir...) Comme par un effet de vase communiquant, l'extrême mobilité de ...
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(Où l'on finit bien par revenir...)
Comme par un effet de vase communiquant, l'extrême mobilité des uns entraine parfois la paralysie des autres. Ainsi, ce matin vers 11h00, les
vaillants coureurs qui, les pattes raides et l'oeil exorbité, percutaient de leurs mollets plein de fougue le bitume de la Lockhart Road, ont-ils bien contrarié mais projets
matutinaux.
(bon là y a plus grand monde, mais la photo a été prise vers la fin)
Agrandir le plan
Le marathon de Hong Kong accueillait cette année plus de 50000 coureurs, répartis sur diverses épreuves, 10 km, semi-marathon, marathon. Si
j'avais pris la peine de consulter la feuille de route avant de faire prendre l'air à mon cerveau embrumé, j'aurais certainement tenté de contourner la course par le Victoria Park (où elle se
finissait).
Au lieu de cela, voyant la foule qui se pressait de toute part, sur le bord du parcours, j'en ai déduit que ma liberté de mouvement se réduisait à l'étroite bande de terre séparant
Lockhart Road et la mer. Ignorance bienfaisante, vous l'admettterez, car après avoir admiré la vue sur la baie que procurait le "Rice Paper Restaurant", je décidais de revenir à mon blog, si
longtemps négligé.
http://www.hkmarathon.com/marathon/eng/event/info/route/routemap_fullM.jsp
J'ai moultes excuses dans ma besace pour justifier ma relative absence sur ce blog ; aménagement d'appartement, horaires loufoques, tentatives de conquêtes
diverses, vacances aux skis, longues heures passées à étudier le cantonais... dans un élan de mauvaise foie, je pourrais même ajouter que les médias ont donné suffisamment de nouvelles de ma
boîte ces derniers temps pour que je ne me sente le besoin de surenchérir.
Mais tout ceci ne serait que foutaises et forfanteries car, à la vérité, c'est bien le divin vent de la flemme qui m'a tenu si longtemps éloigné de ces pages. Il est vrai que cela fait deux mois que j'ai quitté les contrées nippones et que, pour utiliser une formulation précise, de l'eau a coulé sous
les ponts. Avant toute chose je tiens à me féliciter de la présence
de commentaires prodigués par ensimag, Saint Parfait, Saint Superbe et autres (issus de quelques évangiles fort anciennes et méconnues...) témoignant à eux seuls du grand esprit
d'hospitalité et d'ouverture de ce blog, espace de parole pour les esprits égarés issus des cinq continents.
Je remercie aussi les esprits plus apaisés qui viennent ici quelquefois, pour prendre de mes nouvelles.
Pour commencer, voici deux petites photos prises de mon bureau. Sur la première, on y voit l'IFC en premier plan puis, sur la presqu'île de Kowloon à droite, une tour en
construction , qui accueillera bientôt une banque (tiens c'est original ça), Morgan Stanley je crois.
Mais le plus important est plutôt de remarquer qu'on ne voit rien, ou plutôt qu'on ne voit pas très loin. Cette brume étrange qui obstrue
l'horizon a sans doute quelque lointain rapport avec ce que d'aucuns écologistes véhéments appelleraient la pollution...
Avant de quitter le bureau, je tiens à dire que les récentes frasques d'un jeune catholique breton comptant au nombre de mes collègues,
n'ont pas été sans provoquer quelque émotion ici aussi. Néanmoins, l'éloignement géographique fait que nous sommes épargnés par les perquisitions-inquisitions des divers journalistes,
auditeurs et consultants sévissant aux abords de la maison mère.
J'ai craint un moment la faillite et commencé à envisager divers plans de secours ; rédaction d'un CV en cantonais, retrait dans
un temple boudhiste loin des futilités du monde et apprentissage du Kung-Fu, achat d'un billet pour la France, création d'une start-up de négoce international pour vendre à un pays
quelconque quelque chose de moins cher à Hong-Kong, tournée méthodique de toutes les boîtes et les bars de Lang-Kwai Fong et de plus loin...
Finalement, mon emploi ne semble guère menacé et, de tous les projets précédemment cités, seul le dernier sera retenu (étalé sur une période de temps plus longue
néanmoins).
Pour conclure sur cette histoire, et en respectant le secret professionnel auquel je suis tenu, je dirais simplement que je suis sur le cul. Néanmoins life is life, et comme le
dit ma hiérarchie, il faut "redresser la tête" "rester serein et self-control" (cf photo suivante).
Je clorerai ce retour sur le blog par quelques photos de Hong-Kong et de mon nouvel appartement. Au sujet de celui-ci, je dirai qu'il s'agit d'un petit appart dont on peut dire
sans frémir qu'il n'est pas très grand. Le quartier alentour (Causeway Bay) est très vivant avec plein de boutiques et des gens partout.
C'est vrai que là l'appart est pas très sexy avec l'étendoir à linge au milieu, disons qu'il reste un petit travail de déco à faire.
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