Lundi 26 novembre 2007
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(Où l'on débarque...)
Cela fait 12 jours que je suis arrivé dans la capitale nippone.
Le 14 Novembre, j'aterrissais au Narita airport à 21h30 et filait directement vers mon hôtel pour franchir le seuil de ma chambre un peu avant une heure du matin. Entre temps
j'avais fait l'expérience de l'incroyable étendue de cette ville, qui n'a pas de centre à proprement parler, et où les trajets en train peuvent s'avérer incroyablement longs.
Je pris un taxi vers 23h40, lassé de cette découverte du métro avec une valise dans chaque bras. Comme le Sommerset hotel est inconnu de tous, il me fallait indiquer le très renommé
et proche ANA hotel. Une fois arrivé là, j'eus l'espoir de faire comprendre au conducteur l'endroit exact où je souhaitais dormir en lui montrant l'adresse et en retranscrivant dans une espèce
de sabyre anglojaponisant le souvenirs des explications d'un collègue. Cela me fit gagner un tours de quartier pour rien. Le conducteur appela l'hôtel, qui ne répondit guère,
avant de me laisser à l'ANA. Là, les réceptionistes appelèrent un autre taxi après avoir eux même regardé sur un plan où était le Sommerset (ce qui est cool de leur part). Ainsi je pus faire les
300 ridicules petits mètres qui me séparaient de mon gîte. La vue d'un réceptioniste me mit en joie, car après ce coup de fil manqué, j'avais craint un instant une fermeture inopinée.
Le lendemain, je demandais à ce même receptioniste de m'indiquer l'ARK Mori building où je travaillais, il me conseilla de prendre à gauche en sortant de l'hotel et de suivre la
rue. Cela ne me rapprocha guère à la vérité. Je demandais mon chemin à quelques personnes ; une fille me dit un chemin qui, à la réflexion, ne devait pas être complètement
faux, quelqu'un la contredit juste derrière, une autre fille me répondit intégralement en japonais, quelqu'uns me snobbèrent, un autre encore me conseilla d'aller à
l'autre bout de la ville... Enfin un "gaijin" m'expliqua quelque chose de plus simple, en gros si j'avais pris à droite en sortant de l'hôtel, j'y étais en 5 minutes.
Une fois à l'ARK, ma banque n'était ni au 12ème étage comme l'indiquait le site internet, ni au 24ème comme le croyait la réceptioniste du 12ème, mais bien au 15ème, ce que
j'appris en téléphonant du 24ème à mon boss.
A partir de là, mon existence au japon fut moins ubuesque et je pus me consacrer à la découverte de ce beau pays.
Bon, là c'est jute une photo prise de mon hôtel. C'est pas génial en
soit mais c'est assez instructif. On voit la triple épaisseur de route et un grand batiment blanc qui n'est autre que l'ARK Mori Bldg, comme quoi il était pas loin.
Promis demain j'envoie du gros avec les photos de mes week-ends.
Par joseph pairraud
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Publié dans : Japon
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Jeudi 22 novembre 2007
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(Où on relate quelques fait d'armes...)
L'une des premières missions qui me fut confiée, juste après mon arrivée, fut de prendre contact avec les forces alliées en présence. Or il se trouvait à ce moment
là, dans la prequ'île de Kowloon, une communauté très réduite de guerriers philosophes. Celle-ci était représentée par son fondateur (à savoir l'inventeur du terme "guerrier philosophe" lui
même), son chef spirituel ainsi que son grand ordinateur céleste. Ces trois personnes ne formant en réalité qu'une seule et même, désignée par les initiales BG, et dont nous avons déjà commencé à
relater les méfaits. Nous n'irons pas plus loin que ses initiales, craignant que sa réputation ne le précède trop vite ou trop loin.
L'activité de notre ami en ces contrées lointaines était somme toute assez louche. Il prétendait s'être inscrit pour un semestre à l'université de Hong Kong où il ne
suivait que quelques quinze heures de cours par semaine, dont trois de chinois et trois autres de civilisation, le tout en évitant soigneusement de commencer une seule de ses journées avant
18h00 ... A travers ce flou artisitique, il s'efforçait de rendre de vagues projets à ses professeurs, espérant conclure son séjour par le gain de quelques crédits
ects.
Nos forces furent complétées ponctuellement, par quelques étudiants et étudiantes fort sympathiques, venus de France dans un dessein très similaire à notre ami. Il y eut
ainsi quelques soirées. L'une débuta dans la fourmilère à taille humaine qu'est le campus de Kowloon, l'autre à Lang Kwai Fong, place où semble se concentrer tous les festoyeurs de la ville
(et dont je reparlerai surement). L'endroit où finissaient ces aventures étant toujours assez imprécis...
Ce fut l'occasion d'exercer l'art exigent du guerrier philosophe. Art qui, comme celui des samouraï d'antan, semble condamné à disparaitre un jour, écrasé sous le
nombre des guerriers ignorant tout de la philosophie et de ceux, plus nombreux encore, qui philosophent pour ne point guerroyer.
Mais trêve de lamentations, nos pas nous amènent tout naturellement au sud de Kowloon, par un samedi soir venté. L'heure qu'il était n'a pas trop
d'importance vu le décalage horaire. Il y a aussi une autre forme de décalage qui fait que nous avons vu passer devant nous un veillard qui semblait courir, mais dont les genoux étaient tellement
tordus et courbés, qu'il avançait à peine, malgré la haute fréquence de ses mouvements. Un garçon marchait à côté de lui en discutant. Un troisième vint se joindre à eux, qui
s'efforçait de tordre une barre de plastique derrière son dos. Tout ceci à une heure où toute personne raisonnable dort depuis bien longtemps.
Les savants breuvages concoctés par nos soins nous permirent d'affronter le vent et les spectres de la civilisation. Les discussions s'envolèrent vers divers horizons, le
reflet des immeubles sur la baie fut l'objet, je m'en rappelle, de grandes considérations physiques et métafluidiques.
Nous serions devenus bien peu de chose sans l'aide providentielle d'un balai de bambou, récupéré au hasard d'une cours d'immeuble. Sa fidélité fut exemplaire, et j'espère de tout
coeur que les douaniers accepterons l'arrivée de notre compagnons sur le territoire français.
Enfin nous finîmes quelques part dans la presqu'île, dégustant quelques fishballs et professant des "Guailao !" sentencieux aux passants que nous rencontrions. Puis ce fut
l'heure où les klaxons ressemblent au chant du coq, la ballade à la nuit blanche et où l'on peut lire sur les visages les traces d'un rude combat. Nous rejoignîmes alors
nos pénates respectives.
Par joseph pairraud
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Publié dans : Premiers jours à HK
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Mercredi 21 novembre 2007
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(Où l'on s'illustre peu dans les illustrations...)
Les choses véritables, celles qui sont réellement essentielles dans la vie mettent toujours un peu de temps à décanter.
Après le voyage au dessus de l'Europe et des steppes asiatiques et tous les périls qu'il impliquait, alors que je m'acclimatais à l'air tiède de cette ville inconnue et mystérieuse,
j'eus soudain une révélation sublime et inefffable.... je n'étais pas photographe.
Paysage nocturne
Dragonne de l'appareil photo
Retour de soirée à l'hotel
Bon, trêve de plaisanterie, voici quelques photos plus potables de Wanchai, quartier où se situaient ma banque et mon hotel.
Au niveau du Hong Kong Park surplombant la basse ville.
Toujours dans le parc, le "Taiqi Center" (d'après la pancarte)
Le HSBC Main Building avec sa structure en "porte manteau"
Le dimanche, petit tours à Central (plus à l'Ouest), sur les deux photos c'est l'IFC (international finance center).
Le dimanche, tous les parcs du quartier sont envahis par des travailleurs philippins qui profitent de leur seul jour libre de la semaine.
C'est assez impressionnant à voir, y a des animations, du karaoke des pom pom girls...
Là c'est le hall du HSBC Main Building
Manifestation contre le gouvernement philippin (enfin je crois)
Puis je m'approche un peu plus de la baie.
C'est encore l'IFC que je choisis.
Camion bleu ayant appartenu au père de Jacky Chan
Photo du port de l'autre côté de la baie, juste pour dire que c'est un peu pollué.
Par joseph pairraud
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Publié dans : Premiers jours à HK
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Lundi 19 novembre 2007
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14:34
(Où, ne sachant par où commencer, on choisit le commencement...)
Le 6 Novembre 2007, par une belle matinée d'automne, j'embarquai dans le vaillant boeing qui devait me mener, toutes hélices vrombissantes, vers les lointaines contrées
orientales. Le ciel était clairet et la bise propice, Eole soufflait sous notre aile, nulle fâcherie n'inquiéta notre équipage.
Dans sa mugnificence prolixe, ma compagnie m'avait logé dans une classe buiseness. J'eus ainsi tous le loisir d'étendre mes jambes à bon compte et d'agiter mon siège dans toutes
les positions. Mon voisin de gauche partait aux Philippines installer un vaste système de badge magnétique utilisable dans les autoroutes, les garages et avec tout ce qui, de près ou de
loin, pouvait ressembler à une barrière. Mon voisin de droite regarda Die Hard 4.
Je savourai les mets et boissons qui me furent proposés. La découverte d'un sauvignon de Nouvelle-Zélande provoqua une grande émotion. Issu d'une des régions les plus australes de la
planète, il avait cheminé jusqu'à Paris pour repartir de plus belle. Vin du voyage, condamné à l'exil et aérien par essence, son goût cendré me plongea dans une grande méditation. Celle-ci
précéda de très peu le sommeil.
J'atterrissais le lendemain matin à Lantau, pris le futuriste express reliant l'aéroport à Hong-Kong. Après avoir trouvé l'hotel, non sans quelque lutte, je pris à peine
une heure de repos avant de filer au travail juste à côté. Bientôt je regrettai cet excès de zèle, proche de la fanfaronnerie, alors que je luttais pour ne pas m'endormir sur mon
clavier.
Les formalités d'arrivée furent réglées promptissimo. Quelques jours plus tard, je fis l'acquisition d'un panasonic aux dimensions modestes avec lequel je tente depuis,
très humblement, d'immortaliser quelques instants.
Par joseph pairraud
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Publié dans : Premiers jours à HK
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Dimanche 18 novembre 2007
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14:42
(Où il est souhaité la bienvenue et apporté quelques saines rectifications...)
Bonjour à tous,
Amis, famille, lecteurs et lectrices de tous horizons, artilleurs chypriotes, internautes égarés dans la toile grandiloquente et cosmopolite du world wibe web, soyez les
bienvenus !
Un dénommé B.G, auteur de l'excellent blog http://savourelejaune.over-blog.com/ relatant ses diverses péripéties chinoises, s'est inventé d'en ouvrir un autre à l'adresse
suivante http://jevaisretournerhongkong.over-blog.com.
Cette invention serait restée bien anodine si il n'avait fait croire à quelques uns parmis vous, que j'en étais moi même l'auteur. Non sans, notez-le, user de quelque
machiavélique subterfuge.
En ces temps de doutes et d'incertitudes quand à l'équilibre géostratégique mondial, où les rumeurs grandissent plus vite que les tomates dans un jardin botanique, faire passer sa
plume pour celle d'un autre peut s'avérer être un redoutable levier... Les raisons qui ont pu pousser notre ami à agir de la sorte sont nombreuses et certainement obscures.
Je ne citerai que les plus évidentes ;
- projet de chantage politique dans le but d'inverser la tendance future des cours du pétrodollar
- interprétation aventureuse de la vision socio-économique développée par Marx et Bernouilli en terme de viscosité des classes
- simple excès de superbe.
Quoiqu'il en soit, je le professe solennellement, ce blog est écrit par moi même.
Par "moi même" nous entendrons Joseph Pairraud, agé de 24 ans et détaché à Hong Kong pour une durée de quelques années. La compagnie qui
m'emploie étant une banque française dont le nom, pour ne pas le citer, n'évoque rien de particulier sinon une forme supérieure d'instinct grégaire.
Je ne saurais garantir l'extrême véracité ni même l'authenticité de tout ce que vous pourrez lire par la suite. Il est vrai que le voyage trouble parfois les sens et qu'une
chose vraie en bas des Pyrénées l'est parfois moins passé les premières neiges.
Il est maintenant tant de revenir au but premier de ce blog, à savoir donner quelques nouvelles.
Par joseph pairraud
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