(Où l'on voyage le pied alerte...)
Encore une fois, je reviens après une
belle absence et ceci non sans avoir nombres excuses en ma besace. Mais je ne citerai cette fois que la plus vraisemblable, à savoir que ma connexion internet m'a laché pendant de longues
semaines. La ligne téléphonique desservant mon immeuble étant trop vieille et vétuste pour supporter le flot d'information incessant et continu qui submerge le cerveau de l'internaute
contemporain, il a fallut en changer et cela n'a pas été sans peine.
Espérons que cette explication satisfasse le plus grand nombre, isolant ainsi les quelques sceptiques qui se permettraient d'émettre d'autres hypothèses.
Le sujet du présent article est, comme le suggère le titre, la promenade. Bien entendu, comme il y a promenade et promenade et que je ne souhaite nullement passer
pour un baguenaudeur du dimanche ou un simple badaud, je me dois de préciser de quelle promenade je parle.
Ainsi pour celui qui arrive à se lasser de temps à autre de l'atmosphère décadente et corrompue de cette nouvelle Babylone moderne, pour celui qui
souhaite faire une pause dans l'incessant cycle des soirées dansouillantes ou buvantes suivies de réveils difficiles ou inexistants, le territoire hongkongais offre
quantité de lacs, plages, collines, escaliers, montagnes, jungles, sentiers de toutes sortes, îles, routes et plages à explorer.
Une grande partie de ces divers périples étant scrupuleusement consignés dans "The Serious Hiker's
Guide to Hong Kong" de Pete Spurrier que j'achetais au hasard dans le magasin GOD de Causeway Bay par un soir où j'étais inspiré.
Par un samedi ensoleillé, je débarquai aux alentours de Stanley Bay au sud de l'île. Je vis rapidement
quelques résidences surveillées abritant de paisibles étrangers très à l'abri du besoin, préférant en général la décapotable au 4*4. Quand à moi je me hatais vers l'entrée du Wilson
Trail, qu'une sortie trop tardive du bus m'avait fait rater.
David Wilson lui même ayant été gouverneur de l'île jusqu'en 1992, il négocia ce qui pouvait l'être avec la Chine
lors de la rétrocession et, surtout, fut le dernier à officer avec une plume blanche sur la tête, à savoir en regalia coloniale.
L'entrée m'attendait sur le bord de la route, avec un millier de marches escaladant bêtement la
montagne. Au cours de l'ascension, je contemplai de temps à autre le plaisant endroit que je quittais.
Ensuite, le sentier serpentait au hasard des reliefs.
Au loin s'étalèrent soudain les réservoirs d'eau de Tai Tam. Quelque part près de ce lac, vivent aussi d'autres personnes
à l'abri du besoin et venues chercher un peu d'air pur.
Puis au fur et à mesure que je remontais vers le nord, la civilisation réapparaissait, avec ses initiatives architecturales
douteuses.
Et enfin la ville elle même, emmitouflée pudiquement dans un voile de brume ou d'on ne sait trop quoi.
Je la rejoignais tranquilement en passant devant le petit sancutaire de Kwun Yam.
Le week-end d'après, qui n'est autre que le week-end dernier, je repartais dans le Nord sur le Mac-Lehose
trail. Cela sera l'objet d'un très prochain article.
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