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Dimanche 15 juin 2008

"Où l'on annonce"

Ces derniers temps, la fréquence peu élevée de mes posts ne m'a pas permis de relater beaucoup de péripéties. La série d'articles, qui vont suivre bientôt, aurait ainsi du être écrit il y a un bon mois déjà. Espérons que la bonne résolution de ce soir et la saison des pluies qui sévit présentement à Hong Kong, m'aide à les mener à bien rapidement.

Par joseph pairraud
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Samedi 31 mai 2008

"Où l'on s'aventure au delà des mers."

  Par un matin que menaçait le coucher tardif de la veille et l'ingestion de boissons diverses, je décidai de faire quelque escapade sur l'île de Lantau. 
 
  En guise d'explication, je dirais que Lantau se dit "Dai Yue Shan" en cantonais, c'est à dire "grande île montagne", ce qui est admirablement pensé car il s'agit effectivement d'une île plus grande que celle de Hong-Kong, avec de magnifiques montagnes à l'intérieur. 
  La ville a conquis une étroite bande de terre au nord, près de l'aéroport international de Chep Lap Kok. Le résultat porte le nom de Tung Chung et offre un bel exemple de ce qu'il ne faut pas faire en matière d'urbanisme. L'urbanisme des villes nouvelles hongkongaises mériterait d'ailleurs un article à lui tout seul tant il met notre sens esthétique devant ses ultimes contradictions.

  Les reliefs abrupts de l'île ont empêché ses belles initiatives architecturales de se propager trop loin, si bien que le reste du territoire est resté à peu près sauvage. Les premiers colons tankas, qui débarquèrent quelques siècles plus tôt, ne durent pas voir des paysages très différents de ceux d'aujourd'hui.

  Quand à moi, je débarquai par le sud à Mui Wo, après une traversée de quarante cinq minutes pendant laquelle je tachai de rallonger cette nuit trop courte.
























  La tentation de rester à lézarder sur la plage fut palpable, mais vite chassée de mon esprit. Après quelques tours et détours dans le village, je trouvai le petit sentier qui grimpait dans la montagne.

Cette ballade ne s'arrête pas là et sera continuée dès demain. D'ici là je tenterai, avec mes colègues, de retrouver dans la consommation des produits bon marché de Shenzen, la liesse qu'une pluie drue et obstinée a oté à Hong-Kong.




























  Peu à peu la plage disparut, après un dernier regard vers Pui O, je me perdis dans la nature.




























  Je bifurquai ainsi trop tôt vers le nord contournant le Sunset Peak pour redescendre non loin de Tung Chung, opiniâtre néanmoins je rejoignis le col de Pak Tung Au par la route pour entamer l'ascension du Lantau Peak.
 

  Il est bon de préciser que l'aspect flouté des photos n'est pas dû à la médiocre qualité de mon appareil photo mais bien aux conditions météorologiques. Malgré le côté grisonnant du ciel, la température avoisinait les 27° et l'humidité étant toujours au rendez-vous, mes vêtement se transformèrent en d'horribles serpillères. 




 


















  La vue récompensa mes efforts et me fit oublier la pénurie d'eau dans laquelle mes deux insouciantes bouteilles d'aqua bona m'avait laissé.



















































  Malgré ses 934m d'altitude, le Lantau Peak n'était balayé que par quelques brises éparses, je décidai que la séance de hammam avait assez duré et me précipitait vers le grand boudha plus en aval.

  Celui-ci avait déjà reçu ma viste quelques mois plus tôt. J'étais alors venu plus simplement pas le métro et le téléphérique de Tung Chung. Construit en 1995, cette statue donne au monastère de Po Lin et aux boutiques avoisinantes l'aspect d'une sorte de Disneyland boudhiste, tout aussi populaire que le véritable Disneyland situé au nord est. Sans doute les ancestraux devins tankas, ayant vu ces deux réalisations dans un de leurs rêves prémonitoires, amenèrent-ils leur peuple à s'installer sur l'île.
 

 
 






























































 Du haut de l'interminable escalier menant à la vérité, on peut contempler le paysage et les divinités locales faire diverses offrandes.
































  Non loin de là, le sentier de la sagesse offre ses lumières à qui sait les déchiffrer.
























  Le tout sous la bonne garde du Peak.


  Que l'observateur avisé ne s'inquiète pas de voir changer si brusquement le ciel derrière la tête du grand Boudha. Il n'assiste nullement à un quelconque miracle dû à la présence de la sainte statue mais regarde simplement deux photos prises à cinq mois d'interval.

  C'est en effet par un temps gris et plus clément que j'amenais ma mère visiter ces lieux, il y a deux semaines. Ce fabuleux chapeau, acheté dans une des innombrables boutiques, n'a hélas pas quitté le rivage hongkongais. Il protégea les yeux maternels de la lumière diffuse, étonnamment intense, et sut mesquinement dérider les miens.


 



























Après le boudha nous allâmes à Tai O, un port pittoresque au Nord Ouest de l'île.














































 Ce village sur piloti vit essentiellement de la vente de poissons et fruit de mer séchés, ou plutôt séchant, le long de ses rues sinueuses..
  Si il n'ouvra guère  notre appetit, le spectacle fut assez étonnant, l'odeur était un peu prenante à certains endroit et il ne fut pas malaisé de surprendre quelques mouches accrochées deci delà, mais cet art antédiluvien avait assuré la survie des tankas pendant des décennies.






































































  La vraie fin de cet article aurait du être le retour en bateau à partir de Mui Wo ; les jours de beaux temps le coucher de soleil sur Lantau et les îles avoisinantes est imprenable. La prochaine fois, je songerai à prendre des photos.

Par joseph pairraud
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Vendredi 4 avril 2008

(Où l'on traverse de bien étranges contrées....)

  

Comme je l'avais annoncé dans le précédent article (écrit il y a si longtemps déjà mais qui puis-je si le temps de ce côté ci de l'asie s'écoule si rapidement et si ce qui semble n'être qu'un instant, une parenthèse, s'avère en réalité incroyablement long...), je ne me reposais guère sur mes lauriers après cette petite traversée de l'île. 

  Le Mac Lehose trail, du nom d'un très dévoué gouverneur Hong-Kong, débute à l'est des nouveaux territoires et se propose des les traverser de part en part. Chaque année, une course est organisée où des milliers de fanfarons s'empressent, d'un pas preste ou d'une ample foulée, de parcourir ces 70 kms de terre battue et de marche ancestrales afin d'arriver le premier, ou dans les premiers, ou en un temps raisonnablement bon, ou avec un nombre raisonnable d'ampoules, ou pour le bon plaisir.

  Plus modeste quand à moi, je parcourais la première étape plus un bout de la deuxième pour trouver une route. Là un taxi vert, familier de ces montagnes me ramena vers des lieux plus civilisés.

  Je signale ici un article écrit par BG, guerrier philosophe de renom, sur ce sujet, à voir dans 
http://savourelejaune.over-blog.com/et intitulé "Les réservoirs". Nous avons fait la même ballade à quelques mois d'intervalles, ce que j'ignorais en la faisant moi même. D'une manière générale, j'invite le lecteur à aller sur ce blog pour y lire quelques informations et anecdotes sensées sur Hong-Kong et la Chine. Le temps presse car notre ami BG sera bientôt contaminé par le Japon, égaré par la vision de toutes ces jupes si courtes...
  
        Mais trêves de palabres, place aux images.
Le dernier vestige de civilisation avant leTrail est Sai Kung.
Petite bourgade peuplée de pêcheurs, de touristes et de pêcheurs de touristes. J'y achetais quelques sèches séchées que je dégustais d'une machoire nonchalantes, puis, après quelques étirements je reprenais la route.


 





























































Ayant encore, comme à ma funeste habitude, raté la bonne sortie du bus et peiné à retrouver le début du trail, je m'empressais de prendre en photo un plan, pour éviter d'autres errances.



















Puis je laissais le paysage se dérouler devant mes yeux, avec successivement...
la pureté abyssale de ce grand lac d'eau douce....
























un taureau.....

















la pureté toujours aussi abyssale de ce grand lac d'eau douce...



















des vaches au regard pur et abyssal....






















une étendue d'eau pure comme du lait de vache...(pasteurisé)




























Un gigantesque syphon !!!!!  Jamais de ma vie je n'avais contemplé un tel ouvrage.




























Pour ceux qui n'ont pas bien regardé le plan au début, la ballade fait le tour du plus grand réservoir d'eau douce de Hong-Kong. Il va de soit que l'excellent peuple sino-britannique qui habite ces contrées n'aurait conçu une baignoire géante sans penser à quelque système d'évacuation.

Au loin , nous apercevons l'océan pacifique, se riant bien de toutes ces inventions.

















  




Puis fut venu le temps de jeter l'ancre...




































Je m'excuse pour cette dernière galéjade, j'imagine que chaque promeneurs doit faire la même quand il passe devant et je n'en tire aucune gloriole. Apparemment il s'agit d'un monument dédié aux ouvriers mort pendant les travaux (dixit le guide et le blog sus-nommé).

Ils ont jeté un milliers de ces "ancres" au pieds de la digue que nous apercevons en bas. Cette forme est, parait-il, spécialement conçue pour combattre l'effet érosif des vagues, d'après la pancarte située à gauche du monument (avec des pancartes comme ça, le Pacifique peut continuer de se marrer).
















































   Puis nous prenons un peu de hauteur, passons un col et arrivons sur la plage, une vue renversante.

























Tania, qui marchait avec moi me dit que cette plage faisait penser au film "La Plage". Moi qui n'avais pas vu le film, je répondais que cette plage me faisait juste penser à ue plage. Il arrive toujours un moment dans la randonnée où les dialogues perdent un peu de leur pertinence et ou chacun fait son cinéma sans bruit.





























Là c'est la fin de la première étape. On est nulle part, juste entre la montagne et la mer. Quelques adolescents avaient planté une tente dans les herbes, ils devaient passer le we là je pense. Ajoutés à quelques autres badauds, on n'était à peine 10. Après un petit bain de pied, nous dûmes songer à reprendre la marche, pour rejoindre nos pénates.


























Marche après marche, nous nous élevons au dessus de ce petit coin de paradis.

















































Et enfin les dernières photos du coucher de soleil sur les montages, avec réapparition lointaine de l'océan.
























































































Par joseph pairraud
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Mercredi 19 mars 2008

(Où l'on voyage le pied alerte...)

   
Encore une fois, je reviens après une belle absence et ceci non sans avoir nombres excuses en ma besace. Mais je ne citerai cette fois que la plus vraisemblable, à savoir que ma connexion internet m'a laché pendant de longues semaines. La ligne téléphonique desservant mon immeuble étant trop vieille et vétuste pour supporter le flot d'information incessant et continu qui submerge le cerveau de l'internaute contemporain, il a fallut en changer et cela n'a pas été sans peine.

     Espérons que cette explication satisfasse le plus grand nombre, isolant ainsi les quelques sceptiques qui se permettraient d'émettre d'autres hypothèses. 

     Le sujet du présent article est, comme le suggère le titre, la promenade. Bien entendu, comme il y a promenade et promenade et que je ne souhaite nullement passer pour un baguenaudeur du dimanche ou un simple badaud, je me dois de préciser de quelle promenade je parle.

    Ainsi pour celui qui arrive à se lasser de temps à autre de l'atmosphère décadente et corrompue de cette nouvelle Babylone moderne, pour celui qui souhaite faire une pause dans l'incessant cycle des soirées dansouillantes ou buvantes suivies de réveils difficiles ou inexistants, le territoire hongkongais offre quantité de lacs, plages, collines, escaliers, montagnes, jungles, sentiers de toutes sortes, îles, routes et plages à explorer. 

    Une grande partie de ces divers périples étant scrupuleusement consignés dans "The Serious Hiker's Guide to Hong Kong" de Pete Spurrier que j'achetais au hasard dans le magasin GOD de Causeway Bay par un soir où j'étais inspiré.

     Par un samedi ensoleillé, je débarquai aux alentours de Stanley Bay au sud de l'île. Je vis rapidement quelques résidences surveillées abritant de paisibles étrangers très à l'abri du besoin, préférant en général la décapotable au 4*4. Quand à moi je me hatais vers l'entrée du Wilson Trail, qu'une sortie trop tardive du bus m'avait fait rater.

    David Wilson lui même ayant été gouverneur de l'île jusqu'en 1992, il négocia ce qui pouvait l'être avec la Chine lors de la rétrocession et, surtout, fut le dernier à officer avec une plume blanche sur la tête, à savoir en regalia coloniale.

     L'entrée m'attendait sur le bord de la route, avec un millier de marches escaladant bêtement la montagne. Au cours de l'ascension, je contemplai de temps à autre le plaisant endroit que je quittais.  
      

 

 

   



 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Ensuite, le sentier serpentait au hasard des reliefs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Au loin s'étalèrent soudain les réservoirs d'eau de Tai Tam. Quelque part près de ce lac, vivent aussi d'autres personnes à l'abri du besoin et venues chercher un peu d'air pur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis au fur et à mesure que je remontais vers le nord, la civilisation réapparaissait, avec ses initiatives architecturales douteuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et enfin la ville elle même, emmitouflée pudiquement dans un voile de brume ou d'on ne sait trop quoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Je la rejoignais tranquilement en passant devant le petit sancutaire de Kwun Yam.

 

 

     Le week-end d'après, qui n'est autre que le week-end dernier, je repartais dans le Nord sur le Mac-Lehose trail. Cela sera l'objet d'un très prochain article.

Par joseph pairraud
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Dimanche 17 février 2008

(Où l'on finit bien par revenir...)

   Comme par un effet de vase communiquant, l'extrême mobilité des uns entraine parfois la paralysie des autres. Ainsi, ce matin vers 11h00, les vaillants coureurs qui, les pattes raides et l'oeil exorbité, percutaient de leurs mollets plein de fougue le bitume de la Lockhart Road, ont-ils bien contrarié mais projets matutinaux. 
    
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(bon là y a plus grand monde, mais la photo a été prise vers la fin)



Agrandir le plan

   Le marathon de Hong Kong accueillait cette année plus de 50000 coureurs, répartis sur diverses épreuves, 10 km, semi-marathon, marathon. Si j'avais pris la peine de consulter la feuille de route avant de faire prendre l'air à mon cerveau embrumé, j'aurais certainement tenté de contourner la course par le Victoria Park (où elle se finissait). 
  Au lieu de cela, voyant la foule qui se pressait de toute part, sur le bord du parcours, j'en ai déduit que ma liberté de mouvement se réduisait à l'étroite bande de terre séparant Lockhart Road et la mer. Ignorance bienfaisante, vous l'admettterez, car après avoir admiré la vue sur la baie que procurait le "Rice Paper Restaurant", je décidais de revenir à mon blog, si longtemps négligé.

 http://www.hkmarathon.com/marathon/eng/event/info/route/routemap_fullM.jsp

J'ai moultes excuses dans ma besace pour justifier ma relative absence sur ce blog ; aménagement d'appartement, horaires loufoques, tentatives de conquêtes diverses, vacances aux skis, longues heures passées à étudier le cantonais... dans un élan de mauvaise foie, je pourrais même ajouter que les médias ont donné suffisamment de nouvelles de ma boîte ces derniers temps pour que je ne me sente le besoin de surenchérir. 

   Mais tout ceci ne serait que foutaises et forfanteries car, à la vérité, c'est bien le divin vent de la flemme qui m'a tenu si longtemps éloigné de ces
pages. Il est vrai que cela fait deux mois que j'ai quitté les contrées nippones et que, pour utiliser une formulation précise, de l'eau a coulé sous les ponts.    Avant toute chose je tiens à me féliciter de la présence de commentaires prodigués par ensimag, Saint Parfait, Saint Superbe et autres (issus de quelques évangiles fort anciennes et méconnues...) témoignant à eux seuls du grand esprit d'hospitalité et d'ouverture de ce blog, espace de parole pour les esprits égarés issus des cinq continents. 

   Je remercie aussi les esprits plus apaisés qui viennent ici quelquefois, pour prendre de mes nouvelles.


  Pour commencer, voici deux petites photos prises de mon bureau. Sur la première, on y voit l'IFC en premier plan puis, sur la presqu'île de Kowloon à droite, une tour en construction , qui accueillera bientôt une banque (tiens c'est original ça), Morgan Stanley je crois.
 

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 Mais le plus important est plutôt de remarquer qu'on ne voit rien, ou plutôt qu'on ne voit pas très loin. Cette brume étrange qui obstrue l'horizon a sans doute quelque lointain rapport avec ce que d'aucuns écologistes véhéments appelleraient la pollution...

  Avant de quitter le bureau, je tiens à dire que les récentes frasques d'un jeune catholique breton comptant au nombre de mes collègues, n'ont pas été sans provoquer quelque émotion ici aussi. Néanmoins, l'éloignement géographique fait que nous sommes épargnés par les perquisitions-inquisitions des divers journalistes, auditeurs et consultants sévissant aux abords de la maison mère.
  
  J'ai craint un moment la faillite et commencé à envisager divers plans de secours ; rédaction d'un CV en cantonais, retrait dans un temple boudhiste loin des futilités du monde et apprentissage du Kung-Fu, achat d'un billet pour la France, création d'une start-up de négoce international pour vendre à un pays quelconque quelque chose de moins cher à Hong-Kong, tournée méthodique de toutes les boîtes et les bars de Lang-Kwai Fong et de plus loin... 

  Finalement, mon emploi ne semble guère menacé et, de tous les projets précédemment cités, seul le dernier sera retenu (étalé sur une période de temps plus longue néanmoins). 
  
 Pour conclure sur cette histoire, et en respectant le secret professionnel auquel je suis tenu, je dirais simplement que je suis sur le cul. Néanmoins life is life, et comme le dit ma hiérarchie, il faut "redresser la tête"  "rester serein et self-control" (cf photo suivante).

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  Je clorerai ce retour sur le blog par quelques photos de Hong-Kong et de mon nouvel appartement. Au sujet de celui-ci, je dirai qu'il s'agit d'un petit appart dont on peut dire sans frémir qu'il n'est pas très grand. Le quartier alentour (Causeway Bay) est très vivant avec plein de boutiques et des gens partout.   
   
  C'est vrai que là l'appart est pas très sexy avec l'étendoir à linge au milieu, disons qu'il reste un petit travail de déco à faire.

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Moto aux néons bleus dans Causeway Bay
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Populace déambulant sous les panneaux publicitaire (Causeway Bay)
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Baie de Hong Kong vu d'un bateau
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Et pas n'importe lequel
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Par joseph pairraud
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Samedi 12 janvier 2008

(Où l'on finit bien par repartir...)

Après le resto bar de la veille, JB et moi émîmes le souhait de repartir sur des bases plus sereines le dimanche. Ainsi nous tentâmes de devenir membre de la secte du lotus noir, ce qui nous fut refusé, vu notre manque de rigueur capillaire.

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Oubliant ce petit incident, nous allâmes gambader dans les collines environnantes.
Nous retrouvâmes ainsi un temple plus feuillu, avant que la nuit ne nous surprenne.


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La faim nous ramena vers la ville et ses tsukete-mono, sortes de mets étranges à base de légumes macérés. Nous goûtâmes une à une ces spécialités de Kyoto et témoignâmes de notre satisfaction, sans néanmoins bourse délier dans un quelconque achat.

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Repartant dans les ruelles, nous craignîmes soudain d'être à nouveau victimes d'une interview intempestive, ceci malgré les précautions que nous avions prises pour éloigner les paparazzis.
Mais il s'agissait simplement du tournage d'un film avec des geishas.

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Nous vîmes ainsi de véritables fausses geishas, ou peut être était-ce de vraies geishas feignant d'être de simples actrices. Il reste encore dans cette ville, quelques demoiselles pratiquant ce métier. Elles sortent très rarement dans la ville et courent alors autant qu'elles peuvent pour échapper aux appareils photo des touristes.

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Nous arrivâmes au but de notre périple, à savoir les lanternes célestes. En réordonnant correctement les traits des différents caractères, on peut tracer la carte menant au trésor ancestral du shogun Yoshiharu Ashikaga. Trésor qui ne fut pas découvert ce soir là et reste encore, à l'heure actuelle, enfoui on ne sait trop où.

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Un piranha sauta d'un fossé voisin pour nous attaquer. Nous le neutralisâmes après de longues minutes d'effort et finîmes par le faire griller.

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  Cette âpre lutte finie, le temps fut venu de poser triomphalement auprès de notre trophée, arborant des mines farouches en guise d'avertissement à tous les piranhas de la terre. 

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   Puis à nouveau, la municipalité de Kyoto tenta de nous épater par quelques light-up grandiloquents. Je repris ensuite le bus qui devait me faire arriver à Tokyo aux aurores, non sans avoir une dernière fois prodigué mes recomandations de prudence à JB et conseillé l'achat éventuel d'un hameçon. 

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Par joseph pairraud - Publié dans : Japon
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Dimanche 30 décembre 2007

(Où les images s'aggrandissent...)

   Je pris le bus de nuit le vendredi soir à 23h30 et débarquai à Kyoto à 6h00 le lendemain. 

  Il n'était guère question de m'apesantir sur la qualité de mon sommeil, car le programme était chargé. Un collègue centralien que l'on appellera simplement JBD, par égard pour sa famille et ceux qui le connaissent, et qui sévissait sur ces terres depuis pas loin d'un an, m'avait préparé un programme du matin, avec carte à l'appui.
  L'activité de ce dernier était en elle même à peine moins suspecte que celle du Hongkongais BG, précédemment cité. Il validait une sorte de master en informatique au moyen une recherche (wikipédiesque selon ses dires...) sur la reconnaissance des émotions humaines par intelligence artificielle. L'idée étant d'analyser finement les modulations du visage et de les interpréter correctement.
 
   Que l'on se rassure néanmoins sur la portée potentielle d'une telle recherche, en terme de manipulation politique ou publicitaire. Les diverses activités parrallèles que mène notre ami dans son laboratoire ; apprentissage de kanji, lectures diverses, téléchargements en tout genre...  éloignent l'avènement de Big Brother de manière bien plus efficace que toutes les associations de droits de l'homme et les comité d'éthique du monde entier réunis. 
   J'invite en passant le lecteur à consulter son blog http://jbjapon.blogspot.com/ pour se convaincre de la noblesse de ses desseins.

  Bref, en débarquant à 6h00 à Kyoto, j'avais déjà un petit parcours qui m'attendait et connaissait parfaitement la localisation d'un vélo à selle haute, contenant un sac en plastique bleu et que je pouvais utiliser au besoin.

  Le parcours me faisait remonter l'est de Kyoto jusqu'au sentier de la philospophie. Il me prit quelques 6 heures, durant lesquels je visitais un bon nombre de temples et de jardins zens. Ayant tardé à mettre le blog à jour, je ne me rappelle plus bien a quoi correspond telle photo.
   Pour faire bonne figure, je citerai ici quelques lieux parmis lesquels je suis passé, mais il n'y a pas forcément de lien avec ce que vous voyez...sanctuaire Yasaka, parc Maruyama, Nanzen-ji, Eikan-do.


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Le temple des souris.

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   Après cette longue errance dans Kyoto, je mangeai quelques ramen, buvai une bière, retrouvai le fameux vélo à la selle haute, localisé dans le campus universtaire à Imadegawa-dori et rejoignai JBD à Shijo dori pour 16 heures. Nous retrouvâmes ensuite une partie de la communauté Brézilo-Panaméo-Argentino-Franco-estudiantine de Kyoto, à savoir une petite bande fort sympathique avec laquelle nous allâmes voir les lights-up à Arashiyama.

Bamboos in the night

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   Et après, on est monté sur une colline. Dans un temple, ils faisaient le light-up des lights-up. Du coup, j'ai un peu scotché niveau photo, dans la série qui vient, il y a seulement deux batîments différents, mais l'éclairage change, c'est énorme.

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JB et sa bande

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Par joseph pairraud - Publié dans : Japon
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Mardi 11 décembre 2007

(Où l'on monte dans un bateau pour descendre à trés bon port...)

  A chaque fin d'année, vient le temps où mes nouveaux collègues tentent de rendre plus chaleureux les liens qui les unissent. Ils procèdent ainsi au moyen d'une soirée nommée "Year End Party". C'est ainsi qu'un jeudi soir de décembre, après une rude journée à peine écourtée, nous montâmes sur un grand bateau qui se ballada le long de la baie de Tokyo.

  A l'intérieur du navire, (outre un groupe de jazz qui eût pu donner le change sans le chanteur au micro si mal réglé), se trouvait une succession d'étages dans lesquels on pouvait se procurer en abondance des vivres, de l'alcool, du vin ainsi que quelques nectars issus des cépages français. 

   Un étalage aussi généreux de victuailles nécessitait de bonnes qualités de rigueur et de méthode afin de ne pas passer à côté des éléments essentiels. Sans fausse modestie, j'assure avoir oeuvré de bon coeur pour être digne de la situation. Lorsqu'après quelques discussions deci delà, la croisière fut sur le point de finir sans avoir même eu l'air de commencer, je repassais devant une des tables qui m'avait le plus ému. La vue des derniers verres, condamnés, par l'indifférence de quelques insipides collègues, à finir au fond d'un évier, me révolta tout simplement.

   Ecartant les doigts, je saisis quatre de ces malheureux et rejoignis mes compagnons pour leur proposer un sauvetage en règle. Ceux-ci refusèrent prétextant qu'ils avaient eu leur compte, ou autres sornettes... Je gardais donc mon trésor. Si l'un deux profita de ma distraction pour aller s'échoir sur le pont, je pus savourer le reste en discutant avec nombres personnes, dont le trader duquel j'explique, tous les jours, le résultat. Dans sa grande sagesse, il proposa de reprendre cette discussion plus tard et j'enchainais avec d'autres des considérations philosophiques qu'il serait bien fastidieux de rapporter ici.

  Ainsi nous débarquâmes et prîmes le taxi vers quelque bar cosy de Tokyo Midtown. Là, après maintes excursions dans les ascenseurs et les milles recoins de l'immeuble, je réussis, par quelque habile subterfuge, à subtiliser une bouteille de vodka. Laquelle je cachai discrètement dans quelque rabicoin d'une ruelle avant d'annoncer fièrement la prise à mon chef (qui me forma pendant tout mon séjour au Japon). Il se montra satisfait et partagea poliment ma déception lorsque, quelques minutes plus tard, je l'informais de l'égarement de ce précieux butin. Egarement qui mériterait certainement quelque éclaircissement.

   La soirée continua néanmoins sous de bons auspices. Lors d'une danse, je rencontrai une japonaise avec qui je me réveillai le lendemain matin, avant de courir à mon bureau. Je garde bon espoir de la revoir demain. 

   Le vendredi fut difficile, et je crus entendre quelques remarques sarcastiques au sujet de ma triste mine. Un lointain collègue créa une diversion en arrivant tard dans l'après midi, précédé d'un mail d'excuse au sujet de son attitude la veille.

   Le soir, je montai dans le bus de nuit, qui m'emmena à Kyoto.

Par joseph pairraud - Publié dans : Japon
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Mercredi 28 novembre 2007

(Où l'on tribule pour ne pas buller...)

   Le deuxième we, je décidai d'aller respirer un peu d'air pur en visitant quelque village champêtre. 

  Le samedi fut consacré à Kamakura, petite ville au bord de l'océan Pacifique. Jadis capitale du japon sous l'impulsion du puissant Shôgun Minamoto no Yoritomo, elle étale désormais sa gloire d'antan en une série d'innombrables temples, jardinés de la plus belle manière.

   Nous cheintons le premier temple Engaku-ji que l'on voit en sortant de la station de Kita-Kamkura (derrière le deuxième pin, à gauche), car trop plein de touristes et de parties inacessibles. 
   
   Commençons par le temple Tokei-ji où temple des femmes divorcées. Les femmes voulant quitter leur mari se réfugiaient ici un ou deux ans en attendant que la séparation soit légalement reconnue (de leur côté les maris n'avaient qu'à répudier leur femme sans plus de formalité...).

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Boudha méditant à l'ombre des grands arbres.

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Une tombe japonaise.

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   Je pris ensuite un petit chemin montant vers les collines, grimpais quelques heures avant d'apercevoir la mer au loin. Le but de l'excursion étant le daibutsu.



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  Et oui, daibustu veux dire grand Boudha.

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   Bien évidemment, personne ne perd espoir qu'il décroise les genoux un jour pour se lever et aller répandre la bonne nouvelle. Voilà pourquoi une paire de tongue est mise à sa disposition juste à côté.

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   Certains peuvent douter un peu de toutes ces belles paroles, cette histoire de détachement et de compassion avec l'humanité. Si vous voulez vraiment savoir ce que le Boudha avait dans le ventre, et bien c'est 20 yens, moi vu la queue j'ai préféré garder le mystère.

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   Sur ce jeux de mot funeste, passons au temple Hase-dera, au bord de la mer.


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   Manifestement complexés par l'imposante taille du daibutsu voisin, les moines de ce monastère semblent avoir répondu par une surenchère de statuettes.

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   Arrivé sur les hauteurs du temple, on peut apprécier la vue sur la côte.

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   Toujours dans le même temple..

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   Ensuite, je marchais le long de la côte et m'émerveillais de la taille des corbeaux (joie simple d'un voyageur solitaire, mais c'est vrai qu'ils sont gros). 

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   A un moment, c'est carrément l'attaque en règle, corbeaux plus rapaces bizarres volant dans tous les sens à trois mètres du sol.

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   Déambulant dans les ruelles, je croise un tailleur de pins...

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... pouvant être fier de son travail.

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   Puis le soir arrive, je visite encore un parc et quelques temples en rejoignant la station. 

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   Encore cet oiseau bizarre qui attrappe en vol les morceaux de pain que les passants lui jettent.

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   Voilà pour le samedi, le lendemain je partais à Hakone, petite ville de montagne réputée pour ses Onsen (sources chaudes) . J'avais mal calculé mon coup et passai ma journée en train express, train montagnard, funiculaire, téléphérique, bateau et bus, avant de rentrer à Tokyo. Pas de Onsen donc, mais quelques photos du Fuji san et de paysages.

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Par joseph pairraud - Publié dans : Japon
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Mardi 27 novembre 2007

(Où l'on tombe dans une embuscade...)

   Trois jours après avoir posé ma valise au douillet Sommerset hotel, je pus profiter de mon premier week-end. Une rapide recherche google ; "visiter Tokyo", m'avait renseigné sur la nécessité d'aller voir le temple boudhiste Senjoji près de la station Asakusa. Je débarquais dans les environs aux alentours de midi.

   A la base, tout partait sur des bases saines.

   Dans un élan de solidarité envers mes compatriotes artistes, je jetais un oeil, sur la "flamme" de
Philippe Stark, que certains esprits mal intentionnés auraient surnommée la "crotte".

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   Puis je revins vers le sujet de mon excursion, en passant devant un petit sanctuaire dédié aux tanukis, bêtes existants réellement et dotés dans l'imaginaire japonais de toutes sortes de pouvoirs, dont d'imposantes testicules (qui leur recouvre la tête sur la photo). 

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   Pour les amateurs(rices)
http://missgally.com/blog/index.php?2005/02/03/11-tanuki.

  Une curieuse charette à bras attira ensuite mon attention, "Quelle idée de monter là dessus ?" me dis-je, avant de la photographier trés discrètement.




   Enfin le temple en lui même, rien qui n'appelât pas la paix de l'esprit.

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   La faim me prit en sortant du temple. 
   
   Appréhendant les difficultés de communication dûes à mon ignorance du japonais, j'hésitais longtemps avant de me laisser inviter à l'intérieur d'un tout petit restaurant. 

   Miwa, la tenancière me servit et commença à discuter, aidé d'un puissant traducteur électronique. Puis mon voisin de table Mitsuki se joignit à la conversation, encourageant sa femme Chiraru à faire de même. Il me raconta son séjour dans les pays basques espagnols, d'où il avait rayonné un peu en France et eut ainsi l'occasion de déguster un cassoulet, beaucoup trop riche, selon lui, pour la période estivale. La bière fit place au saké, un autre couple, Sheiho et Yuki, se joignit à nous.


 
   C'est ainsi que bon an mal an, je fus embarqué à mon tour dans une expédition en charrette à bras, en compagnie de Yuki.



  Je ne compris pas grand chose de la discussion au cours de cette petite ballade, car Yuki parlait trés peu l'anglais (et l'alcool ne nous aidait pas). Il devait se trouver une photo de Takeshi Kitano sur un lampadaire d'une des rues que nous avons visité, ainsi qu'un hyppodrome pas très loin de cette girouette de néon...



  De retour au restaurant, Mitsuki dormait à poings fermés, la tête sur la table, j'entamais un karaoke avec Yuki et Sheiho où j'appris qu'il existait une version de "My way" en japonais. Chacun fit ce qu'il put pour pousser la chansonette au mieux mais Sheiho nous abandonna bientôt pour les bras de Morphée. On décida alors de se séparer. Je passais une dernière fois devant le temple et arrivais chez moi vers 8 heures.


   Pour être honnête, je n'aurais vu aucune objection à aller me coucher tant il est vrai que le saké fait parfois approcher le soir bien vite. Seule la crainte d'être attaqué par une araignée géante me maintint debout... 



...et me fit faire un rapide tour vers Shibuya.








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   Voilà pour le samedi, le dimanche au musée de Tokyo fut plus serein avec, hélas, moins de photos.
   
    Et demain, petit tour à Kamakura et Hakone.

Par joseph pairraud - Publié dans : Japon
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